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Histoire de la ville

blason de varangéville

L’héraldique est « De gueules à un Saint Gorgon à cheval armé de pied en cap et terrassé d’or. ». Varangéville faisait en effet partie depuis le Haut Moyen Âge du temporel de l’abbaye de Gorze (Pays Messin) comme beaucoup de communes de l’Est et du Sud lorrain. Le blason de Varangéville reprend donc celui de Gorze, s’en différenciant par un champ de gueules au lieu d’azur.

Des fouilles ont démontré une présence gallo-romaine avec un bornage à proximité du cimetière actuel et une voie romaine secondaire sur les hauteurs.

Un cimetière mérovingien connu de très longue date fut fouillé en 1943 par Edouard Salin, ingénieur des forges et archéologue Français. Il est situé au lieu-dit du haut de Châtel. 34 sépultures mérovingiennes sont découvertes, datant des VIIe et VIIIe siècles. Le faible nombre de tombes féminines retrouvées laisse penser qu’il s’agirait d’un cimetière militaire. Les objets découverts sont exposés au Château de Montaigu à Jarville-la-Malgrange.

Historiquement, le mot « Varangéville » proviendrait de plusieurs origines.

En 770, WARENGESI VILLA IN PAGA CALVOMONTENSE est un prieuré bénédictin fondé sous le patronnage de Saint Gorgon. La Ville se serait appelée VARANGISE, VARANGISVILLA, Grande et Petite WAIRENGEVILLE, WARRENGEVILLES la Haute et la Basse. Puis le nom de la ville évolue : PAGUS VARANGISI VILLAE (910), VARANGEVILLA (1234), la grande et la petite WAIRENGEVILLE (1385), WARANGEVILLE (1525) puis la basse et la haute VARANGÉVILLE (1712).

Durant tout le Moyen Âge, l’histoire de Varangéville se confond avec celle du prieuré de Gorze. A noter, deux révoltes des habitants contre l’évêque Udon de Toul en 1052 et 1070, qui revendiqua la juridiction de la commune. Le synode de Trèves donne raison à l’évêque.

Le lieu-dit « Lorette » (à la sortie route d’Art-sur-Meurthe) est un haut lieu de pèlerinage au Moyen Age. Jeanne d’Arc vient d’ailleurs y prier sur sa route vers Chinon pour y rencontrer le futur roi Charles VII.

La ville est saccagée et pillée à diverses reprises dans des guerres seigneuriales ou royales, notamment en 1439 et pendant la Guerre de Trente Ans (1618-1648).

En 1768, la vie de Varangéville était essentiellement rurale. Les habitants de cette époque sont cultivateurs, laboureurs et vignerons.

Au cours du XIXe siècle, les réalisations du canal de la Marne au Rhin et de la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg permettent l’essor industriel de la commune autour de l’exploitation du sel, notamment dans la vallée de la Roanne.

Les besoins de main-d’œuvre des industries du sel font croître rapidement la population.

Varangéville accueille des lorrains de la Moselle annexée, des immigrés Polonais et Italiens. Les ouvriers du sel remplacent peu à peu les paysans. L’exode rural se met en place comme partout en Europe et la ville gagne des habitants.

Le 26 avril 1916, la ville est bombardée par les Allemands par un canon à longue portée.

Varangéville est occupée lors de la Seconde Guerre mondiale et devient un haut lieu de résistance française contre l’Allemagne. Un grand nombre de rues de la ville portent aujourd’hui des noms de résistants.

La ville s’agrandit ensuite rapidement et la passerelle, reconstruite à plusieurs reprises, permet de relier les habitants de “la basse” et de “la haute”. Elle est devenue un important symbole de la ville de Varangéville, surplombant le canal et le chemin de fer.

La gare de Varangéville-Saint Nicolas accueille d’ailleurs aujourd’hui plus de 300 000 voyageurs par an.

Ses habitants sont les Varangévillois et les Varangévilloises, un sobriquet de 1738 les nomment « les gourmands » car ceux-ci déclarent qu’ils ont le droit de vaine-pâture sur les territoires voisins ce qui entraîne des conflits de ban avec les communes voisines. 

Aujourd’hui, l’association des amis de l’orgue et du patrimoine Saint Gorgon vend un biscuit nommé « Le gourmand de Varangéville » en l’honneur de ce surnom.

La ville est placée sous le patronage de Saint Gorgon, Saint Christophe et Sainte Barbe.

Cette dernière, “saint patronne des gens de feu” selon une ancienne formule et donc également des mineurs, est toujours célébrée par un défilé dans les rues de la ville chaque début décembre.

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