À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, la Ville de Varangéville souhaite sensibiliser aux différentes formes de violences, rappeler les dispositifs de protection existants et faciliter l’accès aux ressources d’accompagnement.
Les violences faites aux femmes constituent une atteinte aux droits fondamentaux et peuvent se manifester dans la vie conjugale, familiale, professionnelle ou dans l’espace public. Elles ne se limitent pas aux agressions physiques. Certaines formes de violences, moins visibles, peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé, la sécurité et le quotidien des personnes concernées.
Comprendre les violences conjugales
Les violences conjugales peuvent survenir au sein d’un couple, qu’il soit marié, pacsé ou en concubinage, mais également après une séparation. Elles se caractérisent notamment par des comportements de domination, de contrôle ou d’emprise exercés sur l’autre personne. Contrairement à un conflit ponctuel entre partenaires, les violences conjugales peuvent s’inscrire dans une relation déséquilibrée, dans laquelle l’un des partenaires cherche à exercer un pouvoir sur l’autre.
Les différentes formes de violences
Les violences peuvent prendre plusieurs formes, parfois simultanément :
- Violences physiques : coups, gifles, bousculades, étranglement ou toute autre agression physique.
- Violences psychologiques : humiliation, dévalorisation, intimidation, manipulation, contrôle ou isolement.
- Violences verbales : insultes, menaces, propos dégradants ou intimidants.
- Violences sexuelles : gestes ou rapports sexuels imposés, sans consentement.
- Violences économiques : privation de ressources, contrôle des dépenses ou interdiction de travailler.
- Violences administratives : confiscation de documents, contrôle des démarches ou entraves à l’accès aux droits.
- Cyberviolences : surveillance des communications, harcèlement numérique ou diffusion non consentie de contenus intimes.
Reconnaître les signaux d’alerte
Les violences peuvent s’installer progressivement et évoluer dans le temps. Certains comportements doivent alerter : jalousie excessive, contrôle des déplacements, critiques répétées, dévalorisation, menaces ou éloignement imposé de l’entourage. Les situations de violences conjugales peuvent également suivre un cycle alternant tensions, agressions, justifications et périodes d’apaisement. Cette alternance peut compliquer la prise de conscience et les démarches pour obtenir de l’aide. Aucune forme de violence ne doit être banalisée.
Le Violentomètre : un outil pour mieux comprendre sa relation
Le Violentomètre est un outil de sensibilisation permettant d’identifier les comportements respectueux, préoccupants ou violents au sein d’une relation. Présenté sous la forme d’une règle graduée en trois zones de couleur, il aide à reconnaître certains signes d’alerte et encourage à rechercher de l’aide lorsque cela est nécessaire.
Les violences conjugales peuvent avoir des répercussions durables sur la santé physique et psychologique des victimes.
Elles peuvent notamment entraîner :
- Une perte de confiance et d’estime de soi.
- Un sentiment de honte, de culpabilité ou de peur.
- Un isolement social et familial.
- Des troubles du sommeil ou de l’alimentation.
- De l’anxiété, des troubles dépressifs ou un état de stress post-traumatique.
Les enfants exposés aux violences au sein du foyer peuvent également subir des conséquences importantes, même lorsqu’ils ne sont pas directement visés.
Victime ou témoin : comment agir ?
Toute personne confrontée à une situation de violence peut demander de l’aide et être accompagnée dans ses démarches. Il est possible de s’adresser à des professionnels de santé, aux forces de l’ordre, aux services sociaux ou à des associations spécialisées.
Selon la situation, plusieurs démarches peuvent être envisagées :
- Solliciter une écoute et un accompagnement confidentiels.
- Consulter un professionnel de santé pour faire constater d’éventuelles violences et leurs conséquences.
- Effectuer un signalement ou déposer plainte auprès de la police ou de la gendarmerie.
- Demander une protection judiciaire adaptée à la situation.
Différentes mesures de protection peuvent être ordonnées par la justice, notamment l’interdiction pour l’auteur des violences d’approcher ou de contacter la victime, l’attribution du logement ou, sous certaines conditions, la mise en place de dispositifs de protection spécifiques.
Il n’est pas nécessaire d’attendre une aggravation des violences pour solliciter un accompagnement.
Comment accompagner une personne victime ?
Lorsqu’une personne confie être victime de violences, quelques attitudes sont essentielles :
- L’écouter avec attention et sans jugement.
- Prendre sa parole au sérieux.
- Ne pas minimiser les faits rapportés.
- Respecter son rythme et ses décisions.
- L’informer sur les structures spécialisées susceptibles de l’accompagner.
- En cas de danger immédiat, contacter les services d’urgence.
L’écoute et l’orientation vers des professionnels formés constituent des étapes importantes de l’accompagnement.
Les numéros et contacts utiles
17 – Police / Gendarmerie
112 – Numéro d’urgence européen
114 – Urgence par SMS, notamment lorsqu’il est impossible de parler.
Pour être écoutée et orientée
3919 – Violences Femmes Info : gratuit et anonyme, ce numéro permet aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels de bénéficier d’une écoute, d’informations et d’une orientation vers les dispositifs adaptés. Le 3919 n’est pas un numéro d’urgence.
119 – Allô Enfance en Danger : pour signaler une situation de danger concernant un enfant ou demander conseil.
Un accompagnement de proximité : le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) propose un accueil, une écoute, une information juridique et un accompagnement gratuit et confidentiel. Ses professionnels peuvent notamment informer les personnes victimes de violences sur leurs droits et les orienter vers les partenaires compétents.
CIDFF du Lunévillois : 9 rue René-Basset, 54300 Lunéville – 03.83.74.21.07
Ressources en ligne
arretonslesviolences.gouv.fr (plateforme nationale d’information et d’orientation, permettant notamment d’accéder à un service de signalement en ligne auprès des forces de l’ordre)